Marie Joseph Célestine BOUGAULT (1903-1977)

Marie est née le 9 mars 1903 dans le département d’Ille et Vilaine, dans le canton de TINTENIAC, à St DOMINEUC, situé à mi-chemin entre RENNES et St MALO. Puis, ses parents résident sur les bords de la Rance  à PLOUER-sur-RANCE, dans le département des Côtes-du Nord.
En 1914 la guerre éclate et son père est mobilisé€. A 12 ans, elle effectue les travaux des champs  sa place et mène  les  chevaux  (de  solides  percherons).  Pour  les  monter,  elle  les
approche du calvaire dont elle utilise les marches.Au  début  des  années 20,  ses  parents  parlent  de  « monter    Paris ».  Attirée  par  les  belles toilettes parisiennes, elle les accompagne avec joie.
Le 9 août 1924, elle épouse Léon MERPOEL qui exerce le métier de terrassier. Elle est domestique et réside chez son employeur à LAGNY-sur-MARNE (93), 38 bis quai de la Gourdine, mais, elle est domiciliée à VILLEPINTE (93).
Léon, maçon, construit leur maison, impasse Monconseil, petit à petit, après ses heures de travail.
Le 13 Janvier 1926, nait à VILLEPINTE sa fille unique Alice.
Jusqu’en  1946,  elle  réside  à  VILLEPINTE où†  elle  est  mécanicienne  à  domicile (elle assemble des  blouses  et des robes de  nurses dont  les différents éléments sont  coupés par son employeur).
Après la guerre, le pavillon familial est échangé€ contre un appartement dans Paris (XII„ème). Elle travaille alors chez une corsetière.
Après  le  mariage  de  sa  fille,  le 13 juillet 1949, elle  divorce  et  habite à ASNIERE-sur-  SEINE (aujourd’hui 92).  Là,  elle assemble  des  vêtements  d’enfants.
Elle  suscite  à sa fille, une  séparation  définitive  avec Léon, son ex-mari.
En 1969,  son employeur dépose le bilan.  Elle s’installe à PRECY-sur-OISE (Oise) où sa fille et son gendre sont établis boulanger-pâtissier. D’abord elle loue un petit appartement au rez-de-chaussée d’une maison ancienne, puis sa fille achète un petit immeuble de 3 appartements en face la boulangerie. Elle occupe gracieusement le plus grand des appartements entièrement rénové.
Elle assemble des peignoirs  et  des  robes  très  bon  marché€,  puis  des  cravates  de  la  Haute  Couture  (Ted Lapidus, Yves St Laurent….).

Elle s’est fâchée avec toute sa famille, son frère et ses deux sœurs, et en 1976, avec sa fille unique. Jusqu’à son décès, elle n’a accepté que les visites de sa petite-fille Danièle.
En  mars 1977,  pensant  avoir  €ét造 exploitée  toute  sa  vie  par  ses  proches  et  enviant  toujours  la réussite des autres, elle met fin  ses jours, en avalant une grande quantité de médicaments.

Extrait du livre « Généalogie de Marie BOUGAULT, Ancêtres bretons »…. …….autoédition lulu.com