Marie est née le 9 mars 1903 dans le département d’Ille et Vilaine, dans le canton de TINTENIAC, à St DOMINEUC, situé à mi-chemin entre RENNES et St MALO. Puis, ses parents résident sur les bords de la Rance à PLOUER-sur-RANCE, dans le département des Côtes-du Nord.
En 1914 la guerre éclate et son père est mobilisé. A 12 ans, elle effectue les travaux des champs sa place et mène les chevaux (de solides percherons). Pour les monter, elle les
approche du calvaire dont elle utilise les marches.Au début des années 20, ses parents parlent de « monter Paris ». Attirée par les belles toilettes parisiennes, elle les accompagne avec joie.
Le 9 août 1924, elle épouse Léon MERPOEL qui exerce le métier de terrassier. Elle est domestique et réside chez son employeur à LAGNY-sur-MARNE (93), 38 bis quai de la Gourdine, mais, elle est domiciliée à VILLEPINTE (93).
Léon, maçon, construit leur maison, impasse Monconseil, petit à petit, après ses heures de travail.
Le 13 Janvier 1926, nait à VILLEPINTE sa fille unique Alice.
Jusqu’en 1946, elle réside à VILLEPINTE où elle est mécanicienne à domicile (elle assemble des blouses et des robes de nurses dont les différents éléments sont coupés par son employeur).
Après la guerre, le pavillon familial est échangé contre un appartement dans Paris (XIIème). Elle travaille alors chez une corsetière.
Après le mariage de sa fille, le 13 juillet 1949, elle divorce et habite à ASNIERE-sur- SEINE (aujourd’hui 92). Là, elle assemble des vêtements d’enfants.
Elle suscite à sa fille, une séparation définitive avec Léon, son ex-mari.
En 1969, son employeur dépose le bilan. Elle s’installe à PRECY-sur-OISE (Oise) où sa fille et son gendre sont établis boulanger-pâtissier. D’abord elle loue un petit appartement au rez-de-chaussée d’une maison ancienne, puis sa fille achète un petit immeuble de 3 appartements en face la boulangerie. Elle occupe gracieusement le plus grand des appartements entièrement rénové.
Elle assemble des peignoirs et des robes très bon marché, puis des cravates de la Haute Couture (Ted Lapidus, Yves St Laurent….).
Elle s’est fâchée avec toute sa famille, son frère et ses deux sœurs, et en 1976, avec sa fille unique. Jusqu’à son décès, elle n’a accepté que les visites de sa petite-fille Danièle.
En mars 1977, pensant avoir été exploitée toute sa vie par ses proches et enviant toujours la réussite des autres, elle met fin ses jours, en avalant une grande quantité de médicaments.
