François LEMARCHAND (1872- ?)

FLemarchandFrançois LEMARCHAND a 42ans, lors de la Mobilisation Générale.
Il est né le 7 septembre 1872 à Saint-Domineuc (Ille et Vilaine).
Il mesure 1m69, a les cheveux châtains foncés, les yeux bruns.
En 1892, il est cultivateur et domicilié à Saint-Domineuc.
Le 6 juillet 1903, à 31 ans, il quitte le village familial pour Sens-de-Bretagne, dans la subdivision de région de Saint-Malo.
Le 31 août 1909, à 37 ans, il quitte sa Bretagne pour rejoindre Le-Mesnil-Aubry, dans la subdivision de région de Versailles.
Le 7 juillet 1913, à 41 ans, il s’installe à Groslay, toujours dans la subdivision de région de Versailles, région de moyennes cultures céréalières et de très grands vergers.Ses activités militaires

 François passe devant le Conseil de Révision en 1892. Il est décelé « une semi ankylose du coude droit ». En conséquence, il est affecté directement dans les Services Auxiliaires. Donc pas de service dans l’Armée Active.
Il est appelé à l’activité suite à la mobilisation générale du 1 août 1914, sans aucune instruction militaire, sans aucune notion de discipline, ni de hiérarchie, il est affecté au 78ème Régiment Territorial d’Infanterie.

Les régiments d’infanterie territoriaux ne devaient pas coopérer aux opérations en rase campagne, le plan de mobilisation ne le prévoyait pas, et ces régiments n’étaient pas outillés pour prêter leur appui aux régiments actifs.
Toutefois les RIT des régions du Nord et de l’Est se trouvèrent engagés d’emblée dans la bataille pour défendre leurs villes et villages. De plus, dès la fin août 1914, les plus jeunes classes des territoriaux furent intégrées dans des régiments d’infanterie d’active et de réserve pour compenser les pertes.
Les régiments territoriaux sont initialement prévus pour assurer un service de garde et de police dans les gares, les villes, les frontières, sur les voies de communication, à l’occupation et à la défense des forts, des places fortes, des ponts et autres lieux sensibles. Ils se trouvèrent par suite des circonstances, engagés dans la bataille ou avec une participation indirecte dans les combats.
Les territoriaux effectuent de la même manière divers travaux de terrassement, de fortification, de défense, entretien des routes et voies ferrées, creusement et réfection de tranchées et boyaux.
Ils forment, avec les gendarmes et garde-forestiers, des détachements chargé de suivre l’armée en marche pour explorer et nettoyer le champ de bataille. Ils récupèrent ainsi un important matériel composé d’effets en tout genre, notamment des armes, arrêtent et escortent des soldats allemands isolés ou blessés, ramassent, identifient et ensevelissent des cadavres, construisent et gardent des camps de prisonniers. Ils saisissent également du bétail égaré.
Ils sont également chargés de missions de ravitaillement et autres missions de soutien aux troupes de première ligne, sous les bombardements et les gaz. Un nombre important de territoriaux perdent la vie dans ces actions méconnues et difficiles mais indispensables.
Au fil des mois, alors même que la distinction dans l’emploi entre les régiments d’active et les régiments de réserve s’estompe, la spécificité de la territoriale cède la place à une utilisation commune à toutes les formations. De fait, les régiments territoriaux sont engagés en première ligne.

Extrait de WIKIPEDIA « Régiment d’infanterie territoriale »

Absent lors de la convocation au Conseil de Révision de Saint-Servan, le 3 octobre 1914, il est classé Service Armée bon.
Puis, il est classé d’office Service Armée par la Commission de Réforme de Saint-Malo du 20 novembre 1914.
Il arrive à la caserne le 31 mai 1915 du 78ème Régiment Territorial d’Infanterie.
Par décision du Général Commandant la 10ème Région, il est passé au 48ème Régiment Territorial d’Infanterie le 29 septembre 1915.
Le 30 mars 1916, il est passé au 92ème Régiment Territorial d’Infanterie, selon l’exécution de l’Ordre N°2358 en date du 29 mars 1916.
Puis, il est affecté au 47ème Régiment Territorial d’Infanterie, le 25 février 1917, et, le 24 septembre 1917 au 286ème Régiment Territorial d’Infanterie.
Il est démobilisé le 4 janvier 1919.

Extrait du livre « 1 août 1914 Mobilisation Générale » …….autoédition lulu.com