Marcel PLY (1890 – 1972)

MarcelPLYMarcel PLY a 24 ans lors de la Mobilisation Générale.
Marcel est né le 4 avril 1890 à Clairoix (Oise).
Il mesure 1m69, ses cheveux sont noir châtain, et ses yeux bleu verdâtre. Il a les oreilles écartées, ainsi qu’un grain de beauté rasé sur la joue gauche.
Comme son jeune frère, il vit à Gournay-sur-Aronde, et son niveau d’instruction générale est de 3 (sait lire, écrire et compter).
Il est cultivateur, et travaille aussi bien pour son père que pour d’autres propriétaires.

Ses Activités Militaires

Après son passage devant le Conseil de Révision, il est incorporé Soldat de 1ère classe, le 7 octobre 1911 au 154ème Régiment d’Infanterie de Lérouville ou de Bar-le-Duc (Meuse).
Le 6 janvier 1912, il est passé au 61ème Régiment d’Artillerie de Verdun (Meuse), sur décision du Général Commandant le corps d’armée en date du 30 décembre 1911.
Il est passé dans la Réserve de l’Armée Active le 8 novembre 1913, et renvoyé dans son foyer.
A 24 ans, rappelé à l’activité par suite de la Mobilisation Générale, il arrive le 3 août 1914 au 61ème Régiment d’Artillerie à Verdun.

… »Le 61e régiment d’artillerie reçoit l’ordre de mise en alerte le 30 juillet 1914. Le lendemain, le régiment quitte ses quartiers, il participe d’abord à une mission de couverture pour garantir la mobilisation des forces du pays…jusqu’au 17 août, le régiment reste ainsi cantonné dans les environs de Verdun »….. Extrait du journal du 61ème régiment d’Artillerie

 Il est promu Brigadier le 4 décembre 1915, et Maréchal des Logis le 22 juillet 1916

Marcel a eu une chance inouïe. Aucune blessure, artilleur, il n’a été que quelques fois dans les tranchées. Il accompagnait les officiers, soit en éclaireur, soit pour veiller sur leurs chevaux pendant que ceux-ci scrutaient les lointains aux jumelles…Il a photographié. Marcel envoyait ses négatifs en verre, puis ses pellicules à son grand-père qui les retournait après développement et tirage sur papier.

Les courriers qu’il adressait à son grand-père font l’objet du livre de famille « Tiotsply – Le Journal d’un Artilleur », où l’on ressent l’importance de la poste. Les colis lui apportaient le nécessaire (gants, chaussettes, nourriture complémentaire…) et les lettres étaient très importantes pour son moral.

Il est démobilisé et mis en congé illimité le 12 juillet 1919. Il épousera le 25 octobre 1919, Louise fille d’un fermier dont la ferme était réquisitionnée par l’armée pour le repos des soldats à l’arrière.

 Extrait du livre « 1 août 1914 Mobilisation Générale » …….autoédition lulu.com