Raymond PLY (1893 – 1914)

RaymondPLYRaymond a 21 ans lors de la Mobilisation Générale.
Raymond est né le 28 janvier 1893 à CLAIROIX (Oise) où ses parents étaient boulangers.
Après le décès de sa mère, son père Edmond s’installe à Gournay-sur-Aronde avec ses 4 enfants en bas âge. Raymond a 5 ans.
Raymond mesure 1m70, ses cheveux sont châtains, et ses yeux marron, son degré d’instruction général est de 3 (sait lire, écrire et compter – le grand-père était instituteur en retraite, et l’instituteur du village était le cousin).
Après avoir été apprenti charron, il est bourrelier, sellier dans un village voisin.
Ses Activités Militaires 

A 20 ans, il entre dans l’Armée Active le 20 octobre 1913, engagé volontaire pour 3 ans, suite à son passage devant le Conseil de Révision.
Arrivé au 23ème régiment de Cavalerie de Compiègne (Oise), il est Cavalier de 2ème classe le 21 Octobre 1913.

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Photo du grand-père, Joseph Marcel BELLOY

….. »le 31 juillet 1914, vers 18h30, le télégramme prescrivant le départ des troupes de couverture vient d’arriver, et aussitôt commencent, dans l’enthousiasme le plus grand, les préparatifs de départ vont porter le 23e Dragons aux frontières. Le lendemain, on embarque. Une foule émue acclame et salue les escadrons, au fur et à mesure qu’ils franchissent la porte du quartier »… Extrait du journal du 23ème régiment de Dragons

Goincourt près de Beauvais, le 31 août 1914
Cher grand-père – j’ai bien tardé à t’écrire, c’est que je n’ai pas grand temps. Quand on arrive au cantonnement à deux heures du matin, on a plutôt envie de dormir. C’est effrayant le chemin que nous avons parcouru. Nous avons plusieurs fois traversé la Belgique dans tous les sens cherchant un ennemi qui ne se tenait que dans les bois. Nous avons fait jusqu’à 120Km par jour, à part cela, nous avons passé 20 jours heureux en Belgique, car nous avons reçu le meilleur accueil…  Extrait de la dernière lettre de Raymond

Le 9 septembre 1914 Raymond est décédé « MORT pour la FRANCE » à l’hôpital militaire de Nanteuil-le-Haudouin (Oise).

Il existe plusieurs récits relatant les faits qui ont conduit à sa mort : articles de la presse, quelques lignes dans le journal du 23ème régiment et dans le livre d’un chercheur.

« Brave Cavalier, mortellement blessé en accomplissant une mission de patrouille, le 9 septembre 1914, dans la région de Nanteuil ». Croix de guerre avec étoile de bronze…. Article de presse du Progrès de l’Oise, en date du 13 décembre 1914

Comment ils meurent.
C’était dans le village de Baron (Oise), le 10 septembre, à six heures du matin, une patrouille française, mal informée sur la situation de ce pays, s’avançait dans les rues. Soudain, une fusillade éclate : des traînards allemands avaient tiré, c’était la fatale surprise. Cinq dragons, parmi lesquels le cavalier PLY, tombent plus ou moins blessés. Transporté chez un habitant, PLY paraît le plus atteint.
« Je le vois encore, étendu, déclare le notaire du village, ses mains se crispent, ses paupières s’entourent de larmes, brouillant ses yeux bleus. Je l’entends murmurer une courte prière ; le doux nom de maman expire sur ses lèvres, et je reçois son dernier regard, sa dernière pensée : le cavalier Ply était mort ! J’ai pleuré sur lui, oui, j’ai pleuré et celui-là n’eût pas été Français qui, devant la souffrance et devant les plaies de ce héros, n’aurait pas versé de larmes de rage et de douleur. »
Le nom de ce militaire : le cavalier Raymond PLY, né à Clairoix (Oise), le 28 janvier 1893, domicilié à Gournay-sur-Aronde, engagé volontaire au 23ème dragons, en garnison à Vincennes…. Article de presse de l’Echo de Paris, en date du 6 décembre 1914

… des troupes allemandes de toutes armes sont signalées vers Crépy-en-Valois, marchand vers le sud. Vers 11H, le corps de cavalerie reçoit l’ordre, tout en laissant une fraction pour couvrir la gauche de l’armée de se porter vers Estrées-Saint-Denis, pour couper les communications de l’ennemi. A cet effet la 3ème division de cavalerie moins 5 Brigades de Dragons……Extrait de la Minute tenant lieu de Journal de Marche du Corps de Cavalerie SORDET (journée du 10 septembre 1914)

Au cimetière de Baron – Les corps des soldats français tués à Baron ont été inhumés, le 3 octobre, au cimetière, dans le caveau communal. A la suite d’un service à l’église, le cortège se rendit auprès de la tombe où des discours éloquents furent prononcés à la gloire des héros morts pour la patrie. Des fleurs et des couronnes ornées de rubans tricolores furent déposées sur les croix où sont inscrits les noms suivants : Antoine Soulet, brigadier ; Bernard Castagnet, cavalier ; Raymond Ply, cavalier ; Pierre Bréhier, soldat.
Les trois premiers sont des dragons tués dans la bataille, le quatrième dragon tué dans la rue par une colonne allemande…
Extrait du livre d’Edouard BLANC « Les Allemands dans l’Oise », édité en 1916.

  Campagnes

Contre l’Allemagne du 2 août au 9 septembre 1914

Extrait du livre « 1 août 1914 Mobilisation Générale » …….autoédition lulu.com