Edmond PLY (1864-1935)

couverture_Edmond Ply   C’est pour réhabiliter, auprès de ses petits et arrière-petits-enfants, la mémoire de son ancêtre Edmond PLY, éclipsée, par celle de son beau-père, que l’auteur a entrepris l’écriture de cette biographie.

   En 1889 Edmond, jeune boulanger, épouse Jeanne BELLOY malgré l’opposition du père de celle-ci, Joseph Marcel BELLOY instituteur de la commune. Le couple a déjà 2 garçons de 6 et 3 ans, quand en 1896, Jeanne donne naissance à deux jumelles. Peu de temps après, sa mère décède de la tuberculose.

 

   Jeanne, à son tour, est emportée par la tuberculose en janvier 1898. Un Conseil de famille se réunit, dont Joseph Marcel BELLOY est élu Subrogé Tuteur. La boulangerie d’Edmond et de Jeanne est vendue, ainsi que tous leurs biens. Ayant perdu son gagne-pain et son logement, ce dernier retourne dans son village natal, Gournay-sur-Aronde, où il est recueilli, avec ses enfants, par son frère Georges et son épouse Victoire. Là il s’établit comme « cultivateur patron », travaillant sur ses propres terres et sur celles d’autres petits propriétaires.

   Mais en 1899 Victoire attend un deuxième enfant, la vie déjà difficile devient impossible. Les jumelles, âgées de 3 ans, entrent en pension à la « Maison d’Enfants Saint-Joseph », située dans un petit village à une quarantaine de kilomètres. Elles y resteront jusqu’en 1909, l’année du certificat d’étude.

    Entre-temps Joseph Marcel, de nouveau veuf, hérite de la fortune de sa femme et « part à la recherche d’une autre vie », il fréquente la bourgeoisie de Compiègne et, en 1905, épouse une veuve propriétaire de plusieurs maisons à Compiègne. Celle-ci a un fils photographe qui initie son beau-père à la photo.

     À partir de cette époque JM BELLOY photographie et développe sur négatifs en verre.   Il commence alors à s’intéresser à ses petits enfants, rendant visite aux jumelles et recevant Edmond et ses 2 fils. Il s’occupe de l’éducation de ses petites-filles quand elles quittent la pension.

    En 1914 les 2 garçons sont mobilisés, Raymond, le cadet est tué le 9 septembre, à 21 ans. En septembre 1918, Gournay-sur-Aronde est bombardé, comme Compiègne. Toute la famille s’enfuit. À son retour Edmond trouve sa maison (ancien relais de poste) dévastée et les toitures effondrées.

     Son fils aîné, Marcel, a fait toute la guerre, dans l’artillerie, sans être blessé. Démobilisé en juillet 1919, il vient vivre chez son grand-père jusqu’à son mariage. Entre 1919 et 1920, les 3 enfants d’Edmond se marient. Le 2 janvier 1922, JM BELLOY  décède à 76 ans. Marcel a un fils, les 2 jumelles sont enceintes.

     Edmond termine sa vie dans son logement  remis en état, « vivant de petits boulots et de la culture de ses terres ». Marcel et ses enfants lui rendent souvent visite,  il voit moins ses filles qui vivent à Paris. Atteint de la maladie de Parkinson, il meurt le 5 mai 1935,  à 71 ans, dans une maison de retraite.

    Pour sortir cette existence de l’ombre, Danièle RENOUF s’est appuyée sur les souvenirs des filles d’Edmond PLY, sur des photos de Joseph Marcel BELLOY et d’autres, et enfin sur de très nombreux documents déposés aux Archives départementale de Beauvais.

APA, Association pour l’Autobiographie et le Patrimoine Autobiographique
autoédition : lulu.com