1er août 1914, Mobilisation Générale

« Livre de 91 pages ».mobilisation

       De brefs rappels historiques exposent comment, depuis « la conscription universelle et obligatoire » votée en 1798, la France cherche à faire face à la guerre, et la  rapidité mobilisation en 1914.

     Parmi ces millions d’hommes appelés sous les drapeaux, on va suivre les pas des « Poilus » de quatre familles dont est issue l’auteure. Venus de Bretagne, cinq soldats (dont au passage Danièle Renouf évoque les conditions de vie dans leurs fermes avant le conflit) étaient âgés de 41 à 30 ans, et leur parcours dans l’armée, à chacun, est soigneusement tracé. Cinq soldats, encore, venus de la région parisienne, issus de deux familles, sont plus jeunes : Léon a 16 ans en 1914 et est incorporé en 1917, son frère a 25 ans. Dans l’autre famille, les frères ont 29, 23 et 18 ans.

         Des citations, des Croix de guerre, jalonnent leur vie militaire. Sept Poilus viennent du sud de la Picardie. Raymond a 21 ans lors de la mobilisation générale et meurt au combat en septembre de la même année. Son frère a 24 ans et « une chance inouïe. Aucune blessure ». Un autre, qui a 24 ans en 1914, est blessé en 1916. André, qui a 16 ans lors de la mobilisation, entre à 19 ans dans l’armée active comme canonnier. Gaston, employé aux Chemins de Fer du Nord, fera toutes les campagnes contre l’Allemagne et sera démobilisé en juillet 1919. Un autre André, mobilisé à 23 ans, meurt aux Éparges l’année suivante. Charles, grand-père de l’auteur, entre dans l’armée à 19 ans, est quatre fois blessé et reçoit la Légion d’Honneur. Pour ces 17 soldats, on trouve ici le détail des affectations, des combats, des blessures, des citations, de la date de démobilisation, parfois aussi la mention : « Mort pour la France ».

       Les Documents annexes proposent les photocopies et transcriptions de lettres venues du front, des citations pour actes de courage : « Fusilier-mitrailleur plein de courage et de sang-froid ; à l’attaque du 2 juin 1918 a été blessé et néanmoins contribué à la progression de son équipe jusqu’au contact avec l’ennemi ; Croix de guerre, Etoile de bronze » Suivent les photocopies des fiches matricules où sont portées les campagnes de chacun, avec le détail des événements personnels.

       Ce travail approfondi d’historienne et d’archiviste est une belle façon  de maintenir vivant le souvenir d’hommes qui ont contribué à sauver la France. C’est un peu leur offrir un second tombeau, de papier et de mots.

APA, Association pour l’autobiographie et le Patrimoine autobiographique

autoédition lulu.com

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