Danièle Renouf poursuit ses recherches généalogiques depuis une vingtaine d’années. Après la branche maternelle, les Bougault, elle étudie la branche paternelle, les Renouf. Depuis Charles, son grand-père, elle remonte dans ses ascendants jusqu’à la fin du 17è siècle. Charles est né en mai 1895 à Gentilly, un an plus tard son père, Pierre Charles, est emporté par la tuberculose, alors que Marie Albertine, sa mère est enceinte. Son frère cadet Pierre Albert meurt lui aussi, âgé d’à peine un an. Sa mère décide de l’éloigner de la région parisienne et le place à Nan-sous-Thil en Côte-d’Or où se trouvent de nombreuses nourrices parisiennes. Charles vit dans une famille de cultivateurs avec d’autres enfants. À 10 ans il est placé dans une ferme de l’Oise. Déscolarisé à 11 ans, il entre en apprentissage chez un pâtissier à Paris, il souffre de la faim et du froid, son patron le maltraite. Vers l’âge de 16 ans il rejoint sa mère, qui confectionne des chemises, avec Louis Hector Lebeau, son compagnon, à Compiègne. Une demi sœur, Jeanne, nait en 1912. Mobilisé en octobre 1914, il fait la guerre dans les troupes coloniales, il est blessé 4 fois. L’une des blessures : « plaie pénétrante de la poitrine par balle » lui vaudra une pension temporaire. Démobilisé en août 1919, il est embauché dans une pâtisserie de Compiègne où il rencontre Eugénie Ply qu’il épouse en novembre. Des jumeaux, Pierre et Jeanine, naissent en juillet 1922. La famille mène une vie heureuse jusqu’à la 2è guerre. Grâce au métier des parents, ils ne manquent pas de nourriture. En 1943 Pierre part pour le STO, la même année Jeannine est sauvée de justesse d’une péritonite. En 1949 Pierre épouse Alice Merpoël, leur fille Danièle, auteure de ces lignes, naît en 1951. Charles victime d’une hémiplégie termine sa vie à Viarmes, dans le Val-d’Oise, avec Eugénie. Il meurt d’une embolie en juin 69. Eugénie décède en 77.
Cette courte biographie est accompagnée de nombreuses photos de tous les membres de la famille. Elle est suivie d’une généalogie très détaillée de la famille Renouf, ainsi que de photocopies de documents de toutes sortes : cartes d’identité, faire-part, extraits de casiers judiciaires, sauf-conduits etc.
Aujourd’hui, l’acte le plus ancien retrouvé, concerne le décès de Guillaume RENOUF Sieur de la Vergée (30/08/1682).
Les informations issues de cet acte : deux fils Jacques et Charles, un neveu : Ollivier FERON (vicaire de la paroisse St Ouen de Caen)
L’acte de décès de sa fille Marguerite REGNOUF(16/09/1683).
Les informations issues de cet acte :
deux frères : Jacques et Charles
Ollivier FERON (vicaire de la paroisse St Ouen de Caen)
L’acte de décès de son autre fille Marie REGNOUF(19/05/1686).
Les informations issues de cet acte :
le corps de Marie Renouf a été inhumé dans l’église, après avoir reçu le Saint Viatique, et, le sacrement d’extrême- onction. Charles Regnouf et Berthran
Le Goguetel(prêtre curé de Bully)
L’acte de décès de sa femme, Guillemette LE CHANOINE (5/12/1710)
Les informations à retenir : veuve de Guillaume RENOUF dit La Vergée, et, Jacques RENOUF son fils
Début de l’arbre des descendants de Guillaume RENOUF Sieur de la Vergée
A la lecture de ces actes, et, en l’état des recherches actuelles, il semblerait que Guillaume et ses enfants aient migré et se soient installés à VIEUX (Calvados). Dans ce village, des familles RENOUF sont déjà présentes. Mais la branche de Guillaume se singularise par l’ajout de « sieur de la Vergée », ou, « dit la Vergée », ou, « de la Vergée ».
Des historiens prétendent que les « RENOUF » viennent d’Angleterre ou des îles anglo-normandes. Ce qui est sûr, le nom « LE CHANOINE » est porté essentiellement dans le département de la Manche.
Sous l’influence de Guillaume le Conquérant, notre Guillaume ou ses ancêtres auraient-ils quitté l’Angleterre ou les îles anglo-normandes, pour s’établir aux alentours de Caen ? Le neveu Ollivier FERON (patronyme également trouvé dans la Manche) était Vicaire en l’église Saint-Ouen de Caen, fondée par Guillaume Le Conquérant vers 1012.
A la recherche du Pays des « RENOUF dit de la Vergée »
Vieux
En 1682, Guillaume quitte le monde des vivants, alors qu’une grande effervescence a lieu dans sa commune (Vieux). Une ville antique est redécouverte. Les fouilles commencent. Elles permettent d’identifier des thermes, un théâtre, un aqueduc. Ces vestiges sont de nos jours recouverts, abrités par un remblai de terre. D’après le volume 3 des Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, « au temps des Gaules, le village de Vieux était déjà bien établi sur la route de Condé-sur-Noireau à Caen« .
Le Manoir de la Pallu (17e), la propriété Guillot (17e/18e) et l’église, sont les seuls bâtiments rescapés du débarquement allié de 1944.
Les recherches sur deux départements : Calvados et Manche.
Concernant le lieu « La Vergée », le site « Géoportail » n’indique aucune commune dans le département du Calvados, mais indique 3 hameaux dans la Manche :
La Vergée, 50140 Romagny Fontenay La Vergée, 50300 Saint-Ovin La Vergée, 50600 Saint-Hilaire-du-Harcouët
Concernant le lieu « RENOUF », les recherches sur les 2 départements, et, sur le même site, ne donne aucun résultat sur le département du Calvados, mais indique 6 hameaux dans la Manche :
Renouf, 50680 Couvains Renouf, 50660 Lingreville Maison Renouf, 50310 Saint-Cyr Hameau Renouf, 50630 Le Vast Hameau Renouf, 50700 Saint-Germain-de-Tournebut Hameau ès Renouf, 50840 Fermanville La Croix Renouf, 50360 Etienville
Recherche d’autres « RENOUF Sieur de……. »
Sieur, sieur de… :
Le mot Sieur devant le nom était un titre honorifique donné à un bourgeois, marchand aisé, ou rentier, sans avoir spécialement une origine noble. Sieur de… signifiait que l’on était seigneur (propriétaire) d’un lieu. Après le XVIIIème siècle, le terme sieur est devenu une expression courante pour désigner Monsieur… (geneafrance)
Renouf sieur de la Madeleine – Au mois de mars 1674, « Guillaume Renouf, sieur de la Madeleine, prêtre et prédicateur missionnaire, a fondé et fonde pour toujours une école qui sera tenue au lieu qu’il a bâti et préparé pour cet effet au bout de la chapelle et non ailleurs, » dans la paroisse de Théville. Le frère du fondateur, le sieur du Till, Fabien Renouf. devant le notaire Jean Renouf, tabellion, fonde à perpétuité un collège en la paroisse de Théville, pour être tenu au lieu le plus commode et le plus proche de l’église que faire se pourra. »
Renouf sieur de Brains – ……. mariage …… avec demoiselle Jeanne Suzanne Renouf, fille d’Eustache Renouf sieur de Brains, officier chez le roy et de sa défunte Suzanne Laurence ……….
Renouf sieur de Rampen – …..fils Guillaume, épousa la fille ainée de Renouf de Rampen, dernier du nom, au droit de la quelle il devint seigneur de Rampen, ainsi que ses successeurs. Les partages de la succession du dit Renouf qui sont encore aujourd’hui conservez dans les archives de la maison de Rampen ….
Généalogie et Histoire de la Caraïbe – Les enfants du capitaine de POMPIERRE Ce sont les registres paroissiaux du Calvados qui nous ont permis d’acquérir cette certitude. En effet, le 5 février 1617, Thomas LE HÉRICY était parrain, à Esquay, de Thomas RENOUF. Il était dit « fils du sieur de Vieux ». Le 3 juillet 1618, le même garçon était parrain, à Vieux, de Thomas CASTEL…….
André PLY a 16 ans lors de la Mobilisation Générale.
André est né le 24 novembre 1899 à Gournay-sur-Arone (Oise).
Comme ses cousins, il vit à Gournay-sur-Aronde, où il est cultivateur.
Son niveau d’instruction n’est pas connu.
André mesure 1m59, sa chevelure est châtain foncé et ses yeux gris. Lire la suite →
René PLY a 24 ans lors de la Mobilisation Générale. René est né le 6 septembre 1890 à Gournay-sur-Aronde (Oise).
Il mesure 1m61, a les cheveux noirs, les yeux gris foncé, et, une cicatrise sur le cou à droite.
Comme ses cousins, son niveau d’instruction générale est de 3 (sait lire, écrire et compter). En 1910, il est mécanicien, et, habite Paris 19ème au 3 de la rue Kabylie.
René s’est marié, dans l’urgence, le 1 août 1914, à Gournay-sur-Aronde, le jour du décret de la Mobilisation Générale. Lire la suite →
Marcel PLY a 24 ans lors de la Mobilisation Générale.
Marcel est né le 4 avril 1890 à Clairoix (Oise).
Il mesure 1m69, ses cheveux sont noir châtain, et ses yeux bleu verdâtre. Il a les oreilles écartées, ainsi qu’un grain de beauté rasé sur la joue gauche.
Comme son jeune frère, il vit à Gournay-sur-Aronde, et son niveau d’instruction générale est de 3 (sait lire, écrire et compter).
Il est cultivateur, et travaille aussi bien pour son père que pour d’autres propriétaires. Lire la suite →
Raymond a 21 ans lors de la Mobilisation Générale. Raymond est né le 28 janvier 1893 à CLAIROIX (Oise) où ses parents étaient boulangers. Après le décès de sa mère, son père Edmond s’installe à Gournay-sur-Aronde avec ses 4 enfants en bas âge. Raymond a 5 ans. Raymond mesure 1m70, ses cheveux sont châtains, et ses yeux marron, son degré d’instruction général est de 3 (sait lire, écrire et compter – le grand-père était instituteur en retraite, et l’instituteur du village était le cousin). Après avoir été apprenti charron, il est bourrelier, sellier dans un village voisin.Lire la suite →
1771 – Bail à loyer des terres de l’Eglise de Bailleul-le-Soc (Oise) fait par Nicolas SAULON, marguillier en charge, au profit de …….(extrait de l’acte notarié)
Sous l’ancien régime, c’est à dire avant la Révolution, les communes n’existaient pas. Les paroisses sont organisées et dirigent les habitants.
Un groupe d’hommes est chargé des affaires temporelles, donc matérielles de la paroisse. Ils sont les interlocuteurs obligés du Curé. Ils ont en charge la gestion du lieu de culte. Ils assurent la continuité lors de la rotation du personnel ecclésiastique. Ce groupe d’hommes s’appelle « la fabrique« . Le plus souvent la « fabrique » est l’émanation de notables. Le recrutement élitaire témoigne de l’importance des fabriques.
Les membres du conseil de la « Fabrique sont au nombre de trois.
Un marguillier membre du Conseil de la « Fabrique » est un laïc, chargé de la construction et de l’entretien de l’église, de l’administration des biens de la paroisse (terres, locations de terres, écoles, rentes et impôts), de veiller à l’entretien des locaux, de tenir le registre de la paroisse et de préparer les affaires qui doivent être portées au conseil. La durée du mandat des marguillers est variable, souvent entre 1 et 5 ans.
Les marguilliers veillent à la célébration des cérémonies tout au long de l’année liturgique.